Relation médecin-patient, pour une décision médicale davantage partagée

Les Anglo-saxons parlent de « shared decision making » pour décrire les décisions prises de concert par le patient et son médecin lors d’une consultation.

Les Anglo-saxons parlent de « shared decision making » pour décrire les décisions prises de concert par le patient et son médecin lors d’une consultation. « Cela implique une bonne communication, puis une discussion avant d’arriver à un accord mutuel », insiste Joëlle André-Vert, Chef de projet, au sein du service ‘bonnes pratiques professionnelles’ à la Haute Autorité de Santé. C’est valable non seulement pour les choix thérapeutiques mais aussi lorsqu’il s’agit d’inciter une personne à participer à une campagne de dépistage.

Eduquer les femmes au dépistage du cancer du sein

Si l’on prend l’exemple du cancer du sein, il faut interroger les femmes sur leur envie ou non de s’y soumettre, à titre individuel ou dans le cadre collectif. Il convient de leur demander si elles veulent ou non une échographie en plus et le rythme d’examens qu’elles jugent optimal. On le voit, chaque réponse soulève d’autres questions. Il faut également indiquer le nombre de cas découverts, chaque année, chez les femmes dépistées et les autres, ainsi que les limites du système (faux positifs, faux négatifs, surdiagnostics). Il convient enfin de préciser les autres options possibles : la surveillance médicale, l’éducation à la palpation et au repérage des signes précoces de la maladie.

« La récente organisation de conférences citoyennes sur ce sujet, à laquelle la HAS a contribué, a montré la nécessité de faire évoluer les moyens de communication », a rappelé Joëlle André-Vert. « De véritables outils d’aide à la décision sous forme de brochures, de vidéos ou encore de sites Internet interactifs doivent désormais être proposés aux femmes ».

Interview réalisée à l’occasion des 9èmes Rencontres de la Cancérologie Française, à Paris, décembre 2016.

RCFr, en savoir plus www.rcfr.eu

http://www.has-sante.fr/portail/