Solidarité nationale et poids de l’innovation en cancérologie

Actuellement dans le système de santé, 30% de dépenses non pertinentes sont réalisées, soit 55 milliards d’euros.

Entretien avec Christian Saout, secrétaire général délégué du Collectif Interassociatif Sur la Santé (CISS), à l’occasion des Rencontres de la Cancérologie Française (RCFr), le 15 et 16 décembre 2015, à Paris qui insiste sur l’enjeu de l’accès à l’innovation pour tous et l’importance de mieux gérer les dépenses de santé.

Christian Saout - Secrétaire général délégué du Collectif Interassociatif Sur la Santé (CISS)

Des traitements de base limités
Tout le monde doit pouvoir accéder aux traitements de base, mais ils présentent des limites en termes de nocivité et de succès tout simplement. Alors, il faut pouvoir avoir, comme pour d’autres maladies, des thérapies de deuxième ligne, de troisième ligne, parfois même d’emblée des thérapies innovantes. Un test génétique aura été réalisé en amont et avec cette thérapie innovante, le succès thérapeutique sera là, la rémission sera possible.

L’accès à l’innovation : l’affaire de tous
Si nous voulons pouvoir disposer de ces innovations, le CISS n’est pas le seul à devoir se mobiliser ; c’est l’affaire tous, de la société dans laquelle nous vivons. Actuellement dans le système de santé, 30% de dépenses non pertinentes sont réalisées, soit 55 milliards d’euros. Nous pourrons très largement financer tous ces traitements innovants si nous étions un peu plus prudents et un peu plus circonspects sur un certain nombre d’usages dans le système de santé.

En savoir plus www.rcfr.eu
Tout savoir sur le CISS, www.leciss.org