Cancer : pas assez de patients inclus dans les essais cliniques

La France doit absolument développer son attractivité auprès des industriels du médicament pour rester pionnière dans la recherche clinique en oncologie.

Christophe Massard, oncologue médical et chef de service à Gustave Roussy (Villejuif), explique lors des Rencontres de la Cancérologie Française 2017 (RCFr) que la France doit absolument développer son attractivité pour rester pionnière dans la recherche clinique en oncologie.

La France dispose d’une expertise dans la recherche clinique en oncologie. En effet, de nombreux essais cliniques sont ouverts dans ce domaine sur le territoire. Malheureusement, moins de 5% des patients y participent. Pour améliorer l’accès à ces essais cliniques, un effort considérable doit être mené sur le niveau d’information des patients en amont et pas seulement au dernier moment, lorsque l’essai clinique est nécessaire. Les professionnels de santé doivent également travailler avec leurs tutelles pour améliorer l’attractivité de la France. Aujourd’hui, une véritable compétition se joue au niveau international et la France, qui a été pendant longtemps pionnière, doit faire des efforts pour le rester.

Développer une culture des essais cliniques
Une meilleure collaboration entre les centres de cancérologie est indispensable pour faire profiter de ces essais cliniques, un maximum de patients qui souhaiteraient y participer leur offrant ainsi l’accès aux médicaments de demain. Gustave Roussy dispose d’une vraie culture des essais cliniques, l’ensemble des médecins qui y travaillent sont persuadés que la participation à ces essais peut être une chance. Ainsi, plus de 20% des patients de Gustave Roussy sont inclus dans des essais cliniques versus 5% en France. Il existe un réel besoin de faire changer la culture des médecins.

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RCFr, en savoir plus www.rcfr.eu

https://www.gustaveroussy.fr/