Cancers : Accompagner les professionnels de santé en ville à la prise en charge des thérapies orales

Pour rendre le parcours de soins efficient et éviter une quelconque rupture lors du retour à domicile du patient, les professionnels de santé de ville ont un rôle majeur à jouer.

Pour rendre le parcours de soins efficient et éviter une quelconque rupture lors du retour à domicile du patient, les professionnels de santé de ville ont un rôle majeur à jouer. Pierre-Louis Druais, président du Collège de la Médecine Générale, Christophe Tournigand, Hôpital Henri-Mondor, AP-HP, coordination onco-territoriale pour le 94 EST, François Lemare, pharmacien clinicien à l’Hôpital Gustave Roussy, à Villejuif et Agnès Bellanger, pharmacienne hospitalière à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière insistent sur le site « Cancers, les défis de l’innovation », sur l’importance d’accompagner et de former les médecins et les pharmaciens de ville à la prise en charge des thérapies orales.

Médecin généraliste : acteur de santé indispensable à la prise en charge du patient à domicile

« Des équipes territoriales en réseau avec des pôles cancer et des généralistes sont capables de faire des chimiothérapies orales à domicile maîtrisables. Aujourd’hui, des résistances à confier cette mission aux généralistes persistent toutefois dans le monde de la cancérologie. Dans le maillage territorial, il y a encore des optimisations à faire pour l’organisation des soins des patients entre le cancérologue et le suivi par le médecin traitant de ces chimiothérapies orales », témoigne Pierre-Louis Druais, président du Collège de la Médecine Générale.
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Pour Christophe Tournigand, Hôpital Henri-Mondor, AP-HP, coordination onco-territoriale pour le 94 EST, « le médecin généraliste a toute sa place dans la sécurisation de la prise des traitements oraux. L’hôpital doit alors lui fournir rapidement toute l’information nécessaire à la prise en charge du patient, sur son traitement et ses effets secondaires potentiels de façon à avoir un traitement qui se déroule en sécurité. Des fiches médicaments destinées au médecin généraliste sont en cours d’élaboration ».
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Un manque de formation des professionnels de santé libéraux
Pour François Lemare, pharmacien clinicien à l’Hôpital Gustave Roussy, à Villejuif, « la problématique est la formation pour les partenaires libéraux, pharmaciens officinaux et médecins libéraux. A l’heure actuelle, 70 médicaments sont identifiés et disponibles. La difficulté pour les pharmaciens est donc d’avoir connaissance de ces 70 médicaments pour suivre éventuellement un seul patient. La Société française de Pharmacie d’Oncologie (SFPO) propose des outils de formation aux pharmaciens pour qu’ils acquièrent les éléments de communication leur permettant d’être en situation de confort à travers une bonne connaissance du traitement ainsi que du patient reçu. »
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« Nous, les pharmaciens hospitaliers, pourrions travailler avec les médecins sur un parcours coordonné et une amélioration de la prise en charge actuelle avec les acteurs de ville - médecins généralistes et pharmaciens - pour améliorer l’observance et l’information auprès des patients, de façon à ce qu'ils n’arrêtent pas un traitement sans savoir si effectivement ce traitement fonctionne ou pas », affirme Agnès Bellanger, pharmacienne hospitalière à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris.
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Interviews réalisées lors des Rencontres de la Cancérologie Française (RCFr) en 2016 et 2017, et diffusées sur le site Acteurs de Santé « Cancers, les défis de l’innovation », soutenu par Lilly.

En savoir plus, http://www.cancer-lesdefisdelinnovation.fr

http://www.lecmg.fr/internet/index.php

http://chu-mondor.aphp.fr/

https://www.gustaveroussy.fr/

http://pitiesalpetriere.aphp.fr/

http://www.rcfr.eu/