Cancers et Big Data : l’impact du numérique pour les patients

Le numérique s'invite de plus en plus dans la prise en charge et l'accompagnement des patients. Les réseaux sociaux sont, par exemple, des lieux d'échanges et d'entraide pour les personnes atteintes d'un cancer.

Pour Lionel Reichardt, Pharmageek, l'innovation numérique va impacter la totalité du secteur de la santé. En ce qui concerne le cancer, par exemple, on sait bien désormais qu’il n’y a pas un cancer mais des cancers et que tous - même si certains sont presque devenus des maladies chroniques avec lesquelles on vit plus longtemps - nécessitent un continuum de soins et d’informations avec une aide que le digital peut apporter. 

Les outils numériques, de réels apports pour les patients

Certains outils numériques permettent ainsi aux patients d’optimiser leurs différents rendez-vous avec les professionnels de santé ou bien d’optimiser leur parcours de soins aussi bien dans leur vie personnelle que professionnelle, de même pour leur parcours médical. Pour d’autres cancers, ces outils permettent de trouver des forums avec lesquels échanger pour trouver des solutions alternatives, mais aussi d'être informés sur les essais cliniques en cours et voir comment les intégrer. 

Les réseaux sociaux, une multitude d'informations sur le vécu des patients

En rejoignant des communautés, on peut participer à des recherches en donnant des données en vie réelle. "Patient like me" aux Etats-Unis en est un bon exemple, même si le cancer n’est pas la principale pathologie de ce site, il peut permettre à d’autres acteurs de venir interroger, questionner. Les réseaux sociaux eux aussi permettent - à travers les différentes discussions que les patients peuvent avoir entre eux - de collecter et recueillir énormément d’informations sur le vécu des patients comme leurs attentes par rapport aux traitements. Cette question d’écoute est extrêmement importante. 

Exploiter la "small data" plutôt que la "big data"

On s’aperçoit aujourd'hui que le "big data" est plutôt un "big bazar". Il serait plus intéressant d'exploiter la "smart data", l’"open data" ou la "small data" ; la donnée qui est contextualisée et personnalisée au bon moment pour le bon patient porte une bonne information qui peut se transformer en action. Elle peut être très intéressante dans la prévention, par exemple.

L’espérance de vie en bonne santé a plutôt tendance à diminuer car si nous vivons de plus en plus vieux en quantité, nous ne vivons pas forcément de plus en plus vieux en qualité de vie. Les enjeux des maladies cardiovasculaires, des cancers, du diabète et d’autres pathologies sont majeurs et peuvent être fortement transformés par des changements de comportement.